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03 mai 2007

Du caractère structurant de l'élection présidentielle

Alors que le sacro-saint débat entre les deux finalistes de l'élection présidentielle - dont nous avions été privé en 2002 - est passé et que ce billet interrompt une longue pause sur ce blog, il est intéressant de noter que le caractère structurant de l'élection présidentielle se fait moins ressentir auprès des "gros" candidats à la présidentielle que des "petits" candidats ou des candidats aux élections législatives.

François Bayrou ou Jean-Marie Le Pen - que seuls des scores supérieurs à 10% et leur posture anti-système rapprochent - ne se sentent pas tenus de rallier Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal pour le deuxième tour, sans doute à raison de la capacité que leur donnent les résultats du 1er tour à peser sur les prochaines élections législatives. Dans de nombreuses circonscriptions, les candidats de Jean-Marie Le Pen et de François Bayrou (près de 500) pourront en effet être présents au second tour et gêner ainsi les éventuels duels PS-UMP, à condition que les électeurs votent de la même manière en juin qu'en avril, ce qui est loin d'être assuré. En effet, les électeurs sont bien plus légitimistes à l'occasion des élections législatives suivant une élection présidentielle qu'à cette dernière, comme l'a par exemple illustré l'incapacité de l'extrême gauche ou de l'extrême droite à transformer leurs performances électorales d'avril 2002 en sièges au Palais Bourbon en juin 2002.

Aussi, en cet été avancé, les candidats ayant réalisé des scores inférieurs à 5% se sont tous ralliés, à ma connaissance, à l'un des deux candidats encore en lice. De manière générale, ceux qui se fixent des objectifs à court terme, telle une ré-élection à l'Assemblée nationale en juin prochain, semblent plutôt se ranger dans le sillage d'un candidat de deuxième tour. On observe ainsi qu'à cette date environ 2/3 des députés UDF ont rallié Nicolas Sakozy, là où seuls 1/3 des sénateurs UDF (Union Centriste) ont fait ce choix, sénateurs qui peuvent accueillir de manière plus sereine leur ré-élection, tant à raison du calendrier sénatorial (prochaines élections en septembre 2008) que du mode de scrutin qui ne lie pas une élection sénatoriale à celle du Président de la République.

Quant à Jean-Marie Le Pen et François Bayrou, il est probable qu'avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, il leur faudrait conclure des alliances de second tour pour obtenir un nombre significatif de sièges, respectivement avec l'UMP et le PS ? Le débat reste ouvert...

PS : j'ai bien évidemment regarder le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. A chaud, je regretterai seulement que Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot n'aient pas plus joué le rôle d'arbitres en tranchant par exemple les désaccords factuels entre les deux candidats (part du nucléaire en France, soit environ 50% 80% de l'électricité et 20% de l'énergie, nombre d'enfants handicapés scolarisés en France passé de 89.000 en 2002 à près de 160.000 en 2007, etc.). Cantonnés à l'introduction d'un ordre du jour qui n'a pas été suivi à la lettre, loin s'en faut, leur valeur ajoutée ne m'est pas clairement apparue.

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Commentaires

je tenais à vous faire un petit messsage pour vous dire que votr blog est très sympathque ;)

Merci pour le commentaire d'encouragement - ce qui devrait m'inciter à prendre plus souvent la plume pour H2A...

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