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26 mars 2008

OpenSocial : le chaînon manquant entre le web corporate et le web coopératif ?

Door Le ralliement de Yahoo à l'alliance OpenSocial me donne l'occasion de revenir sur ce projet initié par Google qui porte en germe le web social interopérable de demain.

Alexis Mons consacre une longue note sur les implications d' OpenSocial, mais c'est l'analyse de Nick Carr qui avait retenu mon attention il y a quelques mois.

Beaucoup d'entreprises ou d'acteurs institutionnels souffrent du complexe de la tour d'ivoire, comme s'il existait des douves entre le site "officiel" et le reste du web. Dès que l'on aborde la question des médias sociaux et des nombreuses applications collaboratives du web 2.0 à portée de clic de leurs collaborateurs, les sourcils se froncent et les mains se tordent.

Qu'à cela ne tienne, les collaborateurs ne se privent pas d'utiliser ces outils publics web 2.0 en parallèle ou à la place des applications de l'intranet, ou des multiples systèmes internes, sédimentés au fil des ans.

Certaines entreprises s'interrogent désormais sur le fait de créer un réseau propre et privé sur Facebook, tandis que d'autres envisagent de dupliquer de telles fonctionnalités en interne. Selon Nick Carr, OpenSocial pourrait théoriquement servir de liant entre les réseaux corporate et les réseaux sociaux utilisés par leurs collaborateurs. Une sorte de conception de l'entreprise 2.0 hors les murs.

Plenty of people have commented on OpenSocial, but not many have focused on the possible implications for corporate computing. But given the fact that the OpenSocial consortium includes Oracle, Salesforce.com, LinkedIn, and Google itself, it's clear that businesses are an important target of the initiative. Indeed, it's not hard to imagine OpenSocial, or something like it, becoming the glue for "Enterprise 2.0," which has become (alas) the umbrella term for the use of web-based social software by companies.

En allant jusqu'au bout du raisonnement, en favorisant le développement d'un tel écosystème, le "marketing du lien" entre marques et les consommateurs pourrait également prendre une nouvelle dimension.

L'adoption de la norme OpenSocial pourrait ainsi faire voler en éclat l'illusoire distinction entre mon (nom de) domaine en deça, et le reste du web au-delà.

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Voici les sites qui parlent de OpenSocial : le chaînon manquant entre le web corporate et le web coopératif ?:

Commentaires

Le propos de mon article ne portait pas sur l'application d'OpenSocial aux organisations, mais aux modèles de développement des réseaux sociaux publics et mondialisés. Les concepts (social-graph) et les standards (open-social) sont aussi des vecteurs des stratégies et des missiles serviteurs des jeux de la concurrence.
Sinon, vous avez bien raison de souligner qu'OpenSocial a pour but de permettre de faire des ponts et que ça peut donc servir aux organisations.
C'est typiquement pourquoi nous l'avons mis en place dans les pages individuelles du blog collectif de groupeReflect, c'est aussi le cas en intra, vous l'imaginez fort bien.
Cela dit, OpenSocial et aussi ce qui se passe dans le Dataportability group n'est pas non plus d'une grande stabilité.
Enfin (et surtout), il y a de sérieux doutes à ce que ce soit vraiment une bonne idée de créer des ponts entre espaces public et espace privé, sous le prétexte que les gens ont des pages sur LinkedIn ou Facebook. Ainsi, une récente étude Soffres a montré qu'un tiers des employés trouvent "inacceptable" que l'on instrumente ces comptes au service de l'entreprise, ou à l'inverse que l'on starifie à l'externe les usages internes.
Ce n'est parce que c'est possible que c'est souhaitable et une bonne idée. Souvenons-nous de Beacon : les amis de mes amis sont mes amis dans des contextes bien particulier et je ne veux pas qu'ils le soient pour tout et n'importe quoi !

Bonjour Alexis, et merci de votre réponse et retour d'expérience sur OpenSocial. Bien d'accord avec vous sur le fait que la connexion des réseaux professionnels et des réseaux privés représente à ce stade un pas qu'il faut se garder de franchir. On relevera néanmoins qu'après Beacon, Facebook a mis en place une série de filtres personnels qui visent justement à permettre, un peu comme un jeu de miroirs, de ne laisser voir que certains aspects de son profil selon les publics. C'est une démarche un peu schizophrène, mais la multiplicité des réseaux existants nous y amène déjà en partie.

Enfin, c'est surtout sur le dernier point, que j'ai insuffisamment développé, que je m'interroge le plus : autant cela apparaît délicat du point de vue corporate, autant du point de vue des sites de marques, cela représente un terrain d'exploration fascinant. Quelle marque ne rêve pas aujourd'hui de s'insérer pleinement dans la logique de réseautage communautaire ?

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